À paraître

 

Hans Kelsen, Qu'est-ce que la justice ? suivi de Droit et morale

 

Préface de Valérie Lasserre

 

Traduit de l'allemand par Pauline Le More, Jimmy Plourde et Charles Eisenmann

Essai, 134 pages. Prix: 8 € / 9.90 CHF

(nouveauté POCHE / à paraître en septembre 2022)

ISBN 978-2-940427-50-5

 

« Qu’est-ce que la justice ? Aucune autre question, dit Hans Kelsen, n’a déclenché autant de passions, ni fait couler autant de sang précieux et de larmes amères. Sur aucune autre question, les plus grands esprits, de Platon à Kant, n’ont autant réfléchi. Malgré cela, elle demeure plus que jamais sans réponse. »

Dans cet essai célèbre et inédit en langue française, le juriste et philosophe autrichien analyse d’une façon claire et succincte les conceptions de la justice les plus marquantes – et les difficultés qu’elles engendrent. La question de la justice se pose lorsqu’on cherche des solutions aux conflits d’intérêts. Alors que l’éthique cherche à formuler des principes généraux de justice qui s’appliquent à la conduite de chacun, elle présuppose inéluctablement des valeurs subjectives. Et puisque ces dernières ne sont pas nécessairement partagées, les principes de justice ne peuvent finalement arbitrer des conflits d’intérêts – à moins qu’elles soient universellement valables. Or, aucune doctrine philosophique n’a réussi à démontrer l’existence de tels principes. Kelsen montre qu’aucune valeur absolue ne peut rationnellement prescrire la meilleure solution. Nous resterons inévitablement avec une pluralité de conceptions rivales de la justice ; le relativisme moral est intellectuellement inévitable.

Il en découle que la morale ne peut être le fondement du droit. C’est ce que Kelsen explique en détail dans « Droit et morale », tiré de sa Théorie pure du droit. En effet, les jugements concernant la justice ou l’injustice des lois peuvent jouer un rôle critique précisément parce qu’ils sont essentiellement contestables, encourageant ainsi la tolérance aux opinions adverses et finalement l’attachement aux valeurs démocratiques.

Les deux textes permettront au lecteur d’apprécier la relation entre la justice et le droit à partir du positivisme légal défendu par Kelsen. La préface de Valérie Lasserre situe la réflexion de Kelsen dans le débat contemporain et insiste sur la liberté de pensée et d’engagement politique qu’elle engendre..

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Hans Kelsen est peut-être le philosophe du droit le plus influent du xxe siècle.
Joseph Raz, Université de Columbia, auteur de The Authority of Law

Aucun théoricien du droit de langue allemande n’atteint la clarté, la profondeur et la rigueur logique de l’Autrichien Hans Kelsen.
Norbert Hoerster, Université de Mayence, auteur de Ethik und Interesse

[Selon Kelsen] la distance de l’éthique et du droit ne découle pas d’un statut de principe différent mais de la façon dont ils s’exercent – par la contrainte pour le second et par l’approbation pour la première.
Ce n’est donc pas là qu’un système juridique trouvera l’étalon susceptible de le valider. Reste une échappatoire, qui a d’ailleurs valu à l’auteur le soupçon de récupérer le droit naturel par la bande: face à la relativité absolue des systèmes de valeurs, la seule valeur fédératrice est la tolérance. Un impératif duquel il est possible de faire découler les principes de liberté de conscience et de pensée, de paix et de démocratie. Stimulant.

Le Temps

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